Hors série Jukebox spécial Mylène Farmer

Hors série Jukebox spécial Mylène Farmer
Avis aux amateurs! La revue Jukebox propose pour le mois prochain (avril 2009) un HS qui reprend en réalité l'intégralité de chacune des six rétrospectives discographiques consacrées à la chanteuse dans leur magazine depuis 1999, ainsi qu'un sujet consacré aux 20 collectors les plus pestigieux!

Voir le magazine >>Clique


Source: lachouetteblanche.over-blog.com

# Posté le lundi 09 mars 2009 19:04

Modifié le lundi 09 mars 2009 19:30

News

News
L'ame-stram-gram a 10 ans!!

Le 09 mars 1999, après plus de 18 mois d'un silence pesant, Mylène revenait avec l'Âme-stram-gram.
Un titre résolument électro qui n'était d'ailleurs pas annonciateur de la tonalité musicale de l'album qui allait suivre.Un texte délicieusement coquin, riche en jeux de mots et à ranger dans la liste des chansons "sex" de Mylène auprès de Libertine, Pourvu qu'elles soient douces, Pas de doute, Porno Graphique, Sextonik....
Un numéro un manqué de peu, des ventes correctes mais pas énormes mais, un vrai hit radio. Il y a dix ans, il était difficile de se brancher sur une FM sans entendre très vite Mylène nous sussurer "Âme-stram-gram pique, pique-moi dans l'âme, bourrée bourrée de noeuds mâles..."
Un clip inoubliable, le plus cher de la carrière de Mylène.

Les CD'&DVD de Mylène Farmer à mini prix!

Le 24 avril seront proposés la discographie (les albums en CD) et les DVD de Mylène en mid price.
C'est la première fois que tous les dvd de Mylène seront disponibles en mid price.
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Source: Mylene.net

# Posté le lundi 09 mars 2009 18:46

Modifié le lundi 09 mars 2009 18:56

Femmes Du porno-chic à l'injure (Débat)

La pub adore le corps des femmes. Où finit la liberté de création et où commence l'injure ? Deux visions. Une juridique et une féministe.

Les médias sont régulièrement accusés de représenter les femmes de manière stéréotypée et sexiste. Vous plaidez non coupable...

Stephane Hoebeke. Le combat pour l'égalité, la dignité et la sécurité des femmes doit être mené, et il ne peut y avoir de malentendu à cet égard. Mais je dénonce les excès de la lutte contre les stéréotypes dans les médias. Je dénonce le « stéréotypisme », l'attitude qui critique les médias parce qu'ils véhiculeraient toujours le stéréotype de la dominance masculine. Pour les mouvements féministes, il faut obligatoirement représenter la femme sous toutes ses facettes. Si vous imposez cela à un créateur, à un réalisateur, vous entravez sa liberté d'expression.

Valérie Lootvoet. S'interroger sur les stéréotypes du sexe n'est pas une spécificité des féministes. Des psychologues sociaux analysent aussi les rapports sociaux de domination qui s'exercent dans les productions médiatiques. Ce qui nous intéresse, en tant que féministes, ce n'est pas tant de les traquer que de les questionner. Que renvoie-t-on constamment comme image des femmes et des hommes ? Est-ce que cela correspond au « prêt-à-porter » qu'on impose dès l'enfance ? La force pour les garçons, la sensibilité pour les filles. Tous les stéréotypes ne sont pas sexistes mais ils servent tous de base au sexisme.

Stephane Hoebeke, vous dénoncez une société moralisante où l'on ne peut plus, dans la pub notamment, rire de certains groupes : femmes, Noirs, musulmans. Et vous ciblez les féministes.

V.L. Le problème, c'est qu'on rit toujours des mêmes groupes sociaux, ceux qui sont minoritaires ou minorisés... C'est cela qui me pose problème. Les féministes ne demandent pas qu'on se moque des hommes.

S.H. Il y a un féminisme historique, fondé, car dans le passé, les inégalités et les discriminations étaient incontestables. Le féminisme que je dénonce traque les stéréotypes partout et a une lecture unidimensionnelle des médias. Alors qu'aujourd'hui, dans ces médias, les rôles et les modèles féminins et masculins explosent.

C'est vrai partout ? Dans la pub ? Dans les clips ?

S.H. Il y a des clips et des films qui représentent la femme de manière attentatoire à la dignité humaine, comme c'est le cas avec la pornographie. Mais, pour moi, la liberté d'expression est absolue, et la limite fixée par la loi. Cette limite, c'est l'atteinte à la dignité humaine, l'incitation à la discrimination. C'est cela, le sexisme.

Donc des stéréotypes sexués, comme la femme à genoux devant le mouton, ne sont pas nécessairement sexistes ?

S.H. Certains disent que cette pub n'est pas acceptable. Je dis : attention aux outrages sélectifs. Pourquoi estime-t-on les caricatures de Mahomet licites, mais pas certaines représentations de la femme dans la publicité ? Bien sûr rien n'est jamais innocent. Dans les caricatures de Mahomet comme dans certaines images de la femme. Pour le racisme comme pour le sexisme, il n'est jamais évident de respecter à la fois la liberté d'expression, de création et les droits légitimes d'un groupe.

V.L. Je suis toujours surprise par ce genre de propos. C'est comme si la demande des femmes au respect était opposée à la liberté d'expression. Je ne vois pas en quoi cela contrevient à la liberté d'expression... sinon à la liberté d'expression machiste. Vous avez fait un livre sur les stéréotypes du sexe dans les médias. Ce qui m'ennuie, moi, c'est que l'on fait cela seulement pour les femmes. Pas pour les autres groupes sociaux. Pour les femmes, il y aurait une légitimité à dire qu'en dénonçant certaines images, elles entravent la liberté d'expression. Cela me fait penser à ceux qui veulent faire une « Journée de l'hétérosexualité ». C'est à mourir de rire et en même temps c'est révélateur de ces contre-forces fort actives aujourd'hui, qui disent par exemple qu'il faut une « Journée de l'homme »... alors que la journée de l'homme est là 364 jours par an.

S.H. Je ne dis pas qu'avec les femmes, on peut y aller mais pas avec un groupe ethnique bien précis. Mais je ne suis pas d'accord avec le constat d'une société où la femme serait considérée encore comme inégale par rapport à l'homme. La femme, aujourd'hui, a des droits, des libertés qu'elle peut maîtriser. Qu'il y ait encore des blocages, d'accord, mais venir dire aujourd'hui à une fille de 15 ans qu'elle n'a pas toutes ses chances, cela ne tient pas la route.

V.L. L'égalité ne se décrète pas à un niveau individuel. Moi, je me sens l'égale des hommes. Ce n'est pas pour autant que je ne me heurte pas à des inégalités que d'autres veulent m'imposer. Les femmes ne sont pas discriminées par elles-mêmes.

S.H. Donnez-moi un exemple d'une discrimination que vous subissez.

V.L. Je ne parle pas à un niveau individuel. Je veux être solidaire des autres femmes, sur le partage des tâches ménagères ou l'égalité salariale. La FGTB vient de sortir une étude montrant que les femmes ont encore un salaire inférieur de 25 % à celui des hommes. Ce sont des faits.

Revenons à la liberté d'expression. Où sont les limites pour vous ? La pub est le média le plus sensible aux dérapages ?

V.L. La publicité est un message intrusif, imposé. Ce qui me dérange, c'est l'utilisation systématique du corps de la femme pour des produits, dans des contextes qui n'ont aucun rapport avec le corps. Je n'ai encore jamais vu de pubs d'hommes nus à quatre pattes chassant le mammouth, pour rester dans les clichés les plus éculés. Des féministes se sont fâchées en voyant Simone de Beauvoir nue sur la couverture du Nouvel Obs. On a dit que c'était des femmes coincées. Le fait est que, pour le centième anniversaire de la naissance de Sartre, il ne serait venu à l'idée de personne de montrer Sartre tout nu dans sa salle de bain. On est dans une société où il y a encore des inégalités fortes, et je ne vois pas pourquoi les médias seraient isolés du monde social. Ils sont aussi des prescripteurs de comportements.

On voit apparaître des films, des pubs où les rôles sont soigneusement distribués entre un beur, un homosexuel, une femme à un poste de commande... Faut-il y voir une progression de la diversité, de l'égalité ou du politiquement correct ?

S.H. Je préférerais un monde où l'on n'impose pas à un producteur le sexe et le physique de son personnage principal. Dans ce que je peux voir ou lire, j'ai l'impression qu'on est dans un système médiatique où les modèles masculins et féminins sont multiples. On a qualifié de « sexistes » des séries comme Les experts, les Simpson ou Bob l'Eponge. Ce qu'on reproche à ce dernier, c'est de ne pas être identifié sexuellement.
Donc un personnage sans caractère sexué, ce n'est pas bon non plus ? Où trouver le juste équilibre, alors ? Qu'on représente la femme comme mère, prostituée, manager, fidèle ou infidèle, chaque fois, on dit que c'est un stéréotype.


Tout est stéréotype ? Y compris la femme gendarme qui élève seule son enfant dans une série télévisée ?

V.L. De fait, on n'échappe pas aux stéréotypes. Ce qui me dérange, c'est leur caractère prescriptif. Parce qu'on est une femme, on assume la famille monoparentale ?

S.H. Un point nous sépare : croire que les médias ont une causalité mécanique, alors qu'on est dans une logique d'ambivalence. Si on regarde ensemble le même programme télévisé, on ne va pas réagir, l'apprécier de la même manière. Nous traduisons les images, les sons en fonction de notre propre expérience.

Justement, certaines représentations de la femme peuvent avoir un impact différent sur des personnes plus fragiles ou moins formées. Les ados, par exemple.

V.L. Je pense à une pub pour Martini, où l'on voit une femme attachée à genoux devant un homme . Un ami norvégien était scandalisé. Il assurait que dans son pays, cette pub ne passerait jamais. La perception individuelle est modelée par le contexte social dans lequel nous vivons. Cette pub pour La City me fait violence. Vous allez dire : je suis une féministe, donc je suis choquée par la sexualité. Or, s'il y a bien un groupe qui a voulu mettre la sexualité sur la place publique, ce sont les féministes. Mais la sexualisation dont nous parlons ici est de l'ordre de la violence symbolique. Bien sûr, il est difficile de dire ce qui va influencer un ado. Si à la maison, son père injurie sa mère, cela ne va pas aider... Mais comment être sûr que cette image de femme assimilée à un animal ne joue pas sur le comportement à l'égard des femmes ? Tout dépend du contexte social où l'on se trouve. La liberté d'expression absolue, c'est bien pour ceux qui ont tous les capitaux, le social et l'intellectuel... Pour les autres, c'est plus difficile.

Source: Lesoir.be

Vous connaissez la pub Coca Cola? "La rupture comme ca doit être" ou l'autre là avec son ex. Je me suis posé cette question...Qui boit du Coca-Cola? Tout le monde, enfants, femmes et les hommes. Hors dans cette pub, ce sont plus ces derniers qui sont visés. Des hommes qui sont rois et ou les femmes encore apparaissent à moitié dénudées. Femmes nues = pub qui marche?? Pfffff!
Une femme à moité nue pour une pub pour un parfum ou encore un savon, je peux encore comprendre mais qu'on l'utilise pour illuster un produit "familiail"...C'est désespérant!


MERCI à AURé POUR SON CADEAU!!! JE L'ARROSERAI TOUS LES JOURS POUR QU'IL GARDE SON BEAU BLEU :D
Femmes Du porno-chic à l’injure (Débat)

# Posté le dimanche 08 mars 2009 09:26

Modifié le lundi 09 mars 2009 18:58

Sans logique 20 ans

Sans logique 20 ans
Fiche technique (single)

Musique : Laurent Boutonnat
Paroles : Mylène Farmer
Date de sortie :Février 1989
Extrait de :"Ainsi soit-je..." - 4ème extrait
Meilleur Classement : 10
Ventes : 250 000
Photo pochette : Marianne Rosenstiehl
Design pochette : Jean-Paul Théodule

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Clip (voir le clip << Clikk)

réalisé par : Laurent Boutonnat
Durée : 5'37

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Anecdotes

Une photo du clip Sans logique sera l'objet d'une polémique politique suite à son utilisation par un parti politique, le Parti Ouvrier Européen de Jacques Cheminade lors de la campagne pour les élections européennes, photo alors associée au message suivant: "ils promeuvent la laideur et la drogue". Mylène assigne en référé ce parti politique et obtient le retait de toutes les affiches. Extrait d'une dépêche AFP datant de 1989 : "Suite à l'utilisation de son image - photo extraite du clip "Sans logique" - pour la réalisation d'une campagne électorale en faveur du parti Ouvrier Européen, l'avocat de la chanteuse Mylène Farmer a assigné par référé Jacques Cheminade, secrétaire général dudit parti, en tirant du fait que son image avait été utilisée à son insu et que les propos accompagnant l'affiche "Ils promeuvent la laideur et la drogue - Non à la sous culture des médias" avaient un caractère impropre et injurieux, laissant supposer que la chanteuse se montrait favorable à l'utilisation de ces substances. Le Tribunal de Grande Instance de Paris ayant donné raison à la chanteuse, toutes les affiches et autres supports sur lesquels la photo de l'artiste figurait se sont vus interdits de diffusion."

Le clip est inspiré d'un tableau de corrida humaine de Goya, l'un des peintres préférés de Mylène.

"This is a blank unformated diskette"(Ceci est une disquette vierge non-formatée) c'est ce que l'ordinateur à répondu à Laurent Boutonnat. En effet lorsqu'il a voulu écouter le résultat de son travail de la journée, c'est ce qu'il a obtenu. Une journée de travail partie en poussière. Mais vu qu'il s'est servit de cette phrase pour l'introduction du clip, son erreur n'a pas été veine.

C'est assurément le clip le plus macabre de toute la carrière de Mylène. A tel point que les télés ont hésité à le diffuser. Elles coupaient parfois la scène d'éventration du héros. Ce clip valu à Mylène d'être appréciée par le public gothique et de faire ainsi partie de leur imaginaire.

Le clip a quasiment coûté aussi cher que le précédent, Pourvu qu'elles soient douces. La cause en est aux deux tonnes de terre que Laurent a importées et à la toile cirée qui représente le ciel (et que Laurent réutilisera pour le clip Mon Ange de Nathalie Cardone 10 ans plus tard).

Si le mot FIN (la première et dernière fois que Laurent l'apposera à l'un de ses clips), c'est pour justifier qu'il n'y aura pas de suite comme pour Libertine, mais aussi pour marquer le côté définitif du sombre destin de son héroïne...

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Interview d'Amélie Nothomb à propos du clip

Une chanson qui vous a marqué ?

Il y en a beaucoup. C'est vrai certainement pour Sans Logique, ce n'est pas pour rien qu'on le retrouve dans un de mes livres, mais c'est vrai aussi pour A Quoi Je Sers...

Dans Attentat, le personnage qui nous a marqué, c'est Ethel. On peut aussi l'écrire Est-elle ? Est-elle Mylène ?

C'est vrai que de tous les personnages dont j'ai parlé, c'est elle qui se rapproche le plus de Mylène. Pourquoi pas... (silence)... Mais il y a beaucoup de clins d'yeux, plus ou moins ouverts. Dans Attentat, c'est clair qu'il y a un énorme clin d'½il à Sans Logique. Dans Mercure, à Maman à tort.

Ce n'est pas conscient ?

Attentat, c'était quand même conscient, même si je lui ai pas volé, en ceci que ce fantasme d'Épiphane à l'âge de onze ans, je l'ai eu moi-même, donc ça m'a d'autant plus frappée quand j'ai vu Sans Logique. J'ai dit tiens tiens ! Je ne lui ai pas chipé mais en même temps je lui fais un clin d'½il.

C'est votre clip préféré ?

Ah oui. Celui-là particulièrement. J'aime énormément le clip de A Quoi Je Sers, où Mylène atteint une beauté... assez invraisemblable. D'autres clips aussi, Allan, mais aussi Libertine, Pourvu Qu'elles Soient Douces.

Source:
Mylene.net
Innamoramento.net
Sans-logique.com
Devant-soi.com






# Posté le dimanche 01 mars 2009 15:45

Modifié le dimanche 01 mars 2009 16:32

Photos Simon Hawk

Photos Simon Hawk

# Posté le jeudi 12 février 2009 19:36